Travail d'école

**** Pour mon cours de français, ma classe devait écrire une suite d'une pièce théâtrale nommée " Le Tube". Mettant en valeur l'histoire d'un père, écrivain frustré, et son fils, jeune chanteur à l'avenir prometteur. Benoît, le père après un entretient avec un éditeur s'en va le coeur léger. Laurent, son fils, revient d'une maison de disque, le sourire aux lèvres. L'histoire que j'ai écrite se passe plusieurs mois plus tard ****

Le tube



Benoît ( apercevant son fils marcher): Laurent. Hé Laurent!
Laurent ( cherchant du regard son interlocuteur) Salut. Et bien, qu'est-ce que tu fous ici?
B ( regardant son fils en souriant tristement): Le soleil du Midi me manquait... mais surtout pour oublier...et toi, que fais-tu là?
L ( content) J'ai une interview cet après-midi pour mon tube. Tu ne peux pas savoir comment je suis heureux. ( Comprenant la phrase de son père) Oublier? Oublier quoi?
B: Rien de bien important. Je suis content pour toi.
L: Et moi donc ( dans son monde) j'ai travaillé comme un dément pendant plus d'un an pour arriver où j'en suis.
B ( chuchotant pour que Laurent ne l'entende pas) De mon côté, j'ai perdu plus de quinze années de ma vie.
L ( le sourcil relevé) Quoi? Qu'est-ce que tu viens de dire?
B ( en mentant, les yeux baissés) Je disais si tu réalises la chance que tu as.
L: La chance n'a rien à voir là dedans. Tout grand effort mérite sa récompense. Au fait, ça te dit une petite bière? C'est ma tournée.
B: Tu sais très bien que je ne bois plus, du moins le matin. Mais je ne dis pas non pour un bon café.
L ( souriant de toutes ses dents) alors va pour un bon kawa.

Ils se dirigèrent vers une petite terrasse qui longeait la digue. Un père et son fils prirent un siège et s'assirent, tout en continuant leur conversation.

L: Quand je pense à tout ce qui nous est arrivé durant ces huit derniers mois. Je ne peux pas m'empêcher de penser que je suis quand même né sous la bonne étoile.
B ( pensant à son tour) Peut-être... Il faut croire, sans doute, que la jeunesse de nos jours est mieux reçue.
L: Pourquoi dis-tu cela? Pense à Aznavour, Adamo et autres ancêtres. Ils sont vieux mais bien connu.
B: Eux ont percés bien avant! Je pense à aujourd'hui? Tu connais des personnes de mon âge qui arrivent à grimper les échelons dans l'univers littéraire ou musical?
L ( réfléchissant longuement): La réponse me vient pas comme ça! Mais je suis sûr qu'il y en a.

Deux jeunes femmes s'approchèrent des deux hommes. La plus jeune s'approcha de Laurent en brandissant une feuille blanche.

Fille ( en état d'hystérie) Mon dieu, Caroline... C'est Laurent! Le chanteur de « Qu'est-ce qu'on s'en fout » M'sieur Laurent! Je peux avoir votre autographe?
Caroline: Oui oui! Moi aussi.
L ( riant aux éclats) Mais bien sûr mesdemoiselles. Ne soyez pas si pressée, je ne risque pas de m'envoler.
B ( dérangé par ce qu'il voyait) Laurent, j'ai été très content de t'avoir vu. Mais je dois y aller.
L ( signant les bout de papier) Mais enfin, attend. On n'a même pas commandé!
B: Je suis désolé. On se verra une autre fois. Au revoir.
L ( étonné par le départ si soudain de son père) Bon... Ben... Bye. Heu... Je te verrai à l'interview?
B: Je ne pense pas! J'ai encore beaucoup à faire. Passe une bonne journée.

Benoît se leva brusquement, faisant trembler la table, et partit avant même que Laurent ne comprenne réellement ce qui se passe. L'écrivain s'aventura vers la plage, encore vide, et observa les vagues s'écraser majestueusement sur le sable humide. Il s'avança vers l'eau salée et retira ses chaussures. Savourant ainsi le contact de la mer sur ses pieds. Au bout d'une dizaine de minutes, il fit demi tour. Il se mit au soleil et s'assit sur un rocher. Repensant avec mélancolie son bref passé. Une jeune femme s'approcha de lui et se mit à côté. Elle observa cet homme dont il était évident que la souffrance était intense et l'aborda.

Inconnue: Dur vacances, hein!
B: Vous n'avez pas idée.
Inconnue: Une mauvaise rencontre?
B: En effet... Et vous?
Inconnue: Aussi. Mon ex mari avec sa nouvelle conquête. Je m'appelle Céline, enchantée ( elle lui tend la main en souriant)
B ( se dressant et sera la main) Benoît, enchanté aussi.
Céline: Très beau prénom. Benoît, voudriez-vous vous confier à une parfaite inconnue? Après tout à force de garder tout ce mal en soi, vous devez un moment tôt ou tard vous en soulager.
B ( souriant brièvement) Pourquoi pas? Nous nous reverrons sans doute plus ensuite et cela apaisera mon c½ur. Mais vous? Pourquoi tant de tristesse dans vos yeux?
C: Un mariage raté, deux ans de ma vie où j'ai connu infidélité et humiliation pour ensuite avoir un divorce qui m'a détruite.
B ( triste pour elle) Je suis désolé.
C: Vous ne le devez pas! Mon erreur est d'avoir connu cet homme et j'en paie encore les conséquences.
B: Je ne comprends pas comment on peut faire cela à une si gentille et jolie femme.
C ( touchée par ce compliment) Sans doute n'a-t-il jamais eut de sentiments pour moi. Assez parler de moi... Je vous écoute Benoît. Dites-moi ce qui vous chagrine à ce point.
B: Je ne sais par où commencer. Est-ce la naissance de mon fils ou mon échec dans ma passion.
C: Votre passion? Qu'elle est-elle?
B: La littérature. Depuis plus de quinze ans, j'ai eut l'ambition et l'espoir de publier un roman. L'histoire de ma vie, de mon fils et de ma défunte épouse.
C: Le livre du c½ur... C'est tellement authentique...
B: Oui. Il y a huit mois, un éditeur m'a contacté. Après longue conversation qui m'ont rendu mal à l'aise, j'ai signé le contrat... Mais dans mon aveuglement, j'ai été trop vite.
C: C'est-à-dire?
B: J'ai signé ce papier maudit sans en lire le contenu. J'avais un titre « L'amourerai » mais ils l'ont refusé, sous prétexte qu'il n'était pas commercial.
C: L'amourerai. Quel titre étrange... Pourquoi un tel nom?
B: Une maison que j'ai connu... J'y ai connu l'amour et cultivé aussi. On dit roseraie lorsqu'on cultive des roses. De mon côté, j'ai dis amourerai car on y cultive l'amour.
C ( souriant légèrement) C'est tellement beau. Mais je vois bien qu'il n'y avait pas que cela qui vous a déçu. Je me trompe.
B: Vous visez juste. Le fait d'avoir du modifier mon titre m'a fait mal, même si je n'ai rien dit. C'est surtout ma naïveté et la réussite de mon fils qui m'a anéanti.
C: Je vous écoute Benoît...
B: Mon contrat mettait tout en valeur sauf moi. Ils m'ont tout volé... Mes idées, mes convictions, mon espoir... Quinze ans se sont envolés sous mes yeux à cause de mon ignorance dans ce domaine. Je leur ai fait confiance et ils en ont abusé. Ce qui me révolte d'autant plus est que j'en suis le seul responsable.
C: Qu'ont-ils écrit dans ce contrat?
B: Ce que j'ai réellement retenu est: l'auteur accepte de renoncer à tous ses droits d'auteur en échange de la publication de son livre.
C: Je comprends mieux. Réalisez-vous que vous aviez été escroqué?
B: Non. Je l'ai signé de mes propres mains.
C: Dites-moi, Benoît, comment se nomme l'éditeur.
L: Landrieux
C: Cela ne m'étonne pas... Maintenant car vous m'aviez été d'une oreille attentive à mes ennuis, je me permets de me présenter sous mon véritable nom professionnel, Céline Lombard, directrice des éditions Lombard...
B ( étonné): ...
C ( souriant tendrement) Je vous attends demain à neuf heures tapante à mon bureau...

Fin


© Nariele

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# Posted on Monday, 09 February 2009 at 10:57 AM

Edited on Wednesday, 11 February 2009 at 8:44 AM

Le jeu du con

Contenu de notre haut rang
Envers les cons mal odorants
Nous nous montrons condescendants
Mais nous sommes cons descendants

Comme eux des gens de même gènes
Quoi qu'on dise et que ça gène!
Mais bien souvent le con génère
L'affecion de ses congénères

Aussi quand on le sait vaincu
Il reste au fond très convaincu
D'être un confit dans le ciel, faucon
C'est un con d'or, le roi des cons

Ses amantes, consensuelles
Le disent très con sensuel
S'il est ailleurs incompétent
Il s'en montrera très contente

Vous croirez tout d'abord qu'il triche
Qu'il se montre très convaincant
Mais il est vraiment divin

Quand il croit en la véracité
De ses dons divers à citer
Vous pensez n'être concernés?
Mais nous sommes tous cons cernés

Qu'importe les qu'en-dire-t-on
C'est vrai que souvent nous ratons
Alors oubliez vos complexes
Et pour ceux qui restent perplexes

Me traitant d'imbécile heureuse
Je dis:" je suis reine des connes
Et la bêtise est contagieuse"

© Nariele
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# Posted on Monday, 09 February 2009 at 10:29 AM

Mal de vivre

Ici, c'est une adolescente qui s'exprime
Enervée de toutes les épreuves que la vie lui envoie
Ne trouvant plus aucun soutien sur lequel compter

*** Vide ***

C'est le terme qui régit son existence
Elle ne sait plus en qui avoir confiance
Ne voulant même plus écouter son coeur qui lui crie:
" Un jour, tu verras...
Tu verras que tout s'arrangera!"

Elle sombre peu à peu dans l'obscurité.
En vain
Elle veut tout lâcher
Ne plus penser à ce qui semble être sa destinée

***En vain ***

Elle contemple avec envie cette lame aiguisée
Ne se souciant plus désormais de ses actes...
Finalement, voyant le sang s'échappe lentement de ses veines
Elle ferma les yeux et s'apprêta à rendre son dernier soupir
Redevenant ainsi ce qu'elle était : de la poussière d'étoile.

© Nariele

# Posted on Saturday, 31 January 2009 at 1:37 PM

Edited on Sunday, 01 February 2009 at 12:11 PM

Le sourire

" -- Il s'agit d'une expression joviale marquée par un mouvement ascendant des coins de la boche et d'un plissement des yeux..."


--> Ciel qu'un dictionnaire peut être cru pour définir réellement cet acte qui procure tant de bonheur. Pourquoi ce livre, si épais, ne peut se permettre de décrire avec profondeur ce mot qui provoque pour nombreuses personnes le paroxysme de la prospérité?
Souvent, quand je lis ce trésor de la langue française, j'ai envie de montrer ma révolte. Certes, nous apprenons beaucoup de termes mais pas au point de s'en souvenir. Tellement que les définitions en sont fades.

" -- Sourire est assurément quelque chose de complexe. Nous pouvons sourire de joie, tout comme de malheur mais aussi de sarcasme."


Le sourire de bonheur, il est inutile d'en parler. Chacun à découvert ce moment de béatitude permanent qui provoque durant quelque instant une coupure de la respiration mais une émotion de l'oubli de soucis.

Le sourire triste, voici un terme que nous voyons souvent sans réellement le comprendre. Lorsque la douleur et souffrance sont telles, que notre corps ne puis plus pleurer ou exprimer autres sentiments de révolte. C'est ainsi qu'un petit sourire misérable se dessine sur nos lèvres

Le sourire moqueur. Qui ne le connait pas? Personnellement, je le fais souvent et j'en vois tout le temps. Et oui. L'homme est très mesquin et parfois nos blagues que nous pensons marrante leur fait rire. Pas de joie mais de mesquinerie...

"-- Article qui ne sert à rien mais j'aime beaucoup ce mot!"

© Nariele

# Posted on Sunday, 01 February 2009 at 8:30 AM

Edited on Monday, 09 February 2009 at 10:33 AM